VRS en France
Activité actuelle du virus respiratoire syncytial (VRS) en France — d'après les données hebdomadaires ECDC ERVISS et Santé publique France.
Situation actuelle : RSV
En semaine 13 de 2026, l'activité de le virus respiratoire syncytial (VRS) en France est faible. La tendance — issue de la surveillance clinique — est en hausse. Sur quatre semaines, un recul marqué est observé.
Le classement repose sur les rapports hebdomadaires ECDC ERVISS, alimentés par les données de surveillance du VRS du réseau sentinelle de Santé publique France et les indicateurs de positivité en laboratoire. Sur le plan saisonnier, les vagues d'infection en France atteignent généralement leur pic entre décembre et février ; l'activité est habituellement bien plus faible au printemps et en été. L'intensité d'une saison donnée dépend notamment du variant viral en circulation et de l'état immunitaire de la population.
Sources de données et méthodologie
Le tableau actuel pour la France repose sur le European Respiratory Virus Surveillance Summary (ERVISS), publié chaque semaine par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Santé publique France est l'autorité nationale de santé publique qui alimente ERVISS en données sentinelles de médecine générale et de virologie.
ECDC ERVISS
ERVISS est la synthèse européenne hebdomadaire de l'ECDC pour la surveillance de la grippe, du SARS-CoV-2 et du VRS. Les autorités nationales — en France, Santé publique France — transmettent chaque semaine des indicateurs harmonisés, publiés le jeudi dans un jeu de données standardisé. Utiliser ERVISS plutôt que chaque portail national garantit la comparabilité entre pays.
Taux de consultation IRA / syndrome grippal et positivité
Santé publique France s'appuie sur un réseau sentinelle de médecins généralistes qui déclarent chaque semaine les taux de consultation pour syndrome grippal (ILI) ou infection respiratoire aiguë (IRA). Une partie des patients est prélevée et analysée par des laboratoires de référence, ce qui produit des taux de positivité par pathogène pour la grippe, le SARS-CoV-2 et le VRS.
Pourquoi cette source
La combinaison de l'incidence des consultations et de la positivité virologique fournit un signal hebdomadaire d'incidence spécifique au pathogène (ILI × positivité / 100). C'est la méthode européenne standard, plus robuste qu'un seul indicateur pris isolément : les taux de consultation traduisent la charge de morbidité, la positivité confirme quel pathogène la génère.
Classification qualitative
Les catégories « faible », « modérée » et « élevée » reposent sur des valeurs de référence saisonnières et des seuils épidémiologiques calibrés pour correspondre à nos classifications des autres pays. Le produit ILI × positivité / 100 est mis à l'échelle via un diviseur de 3, ce qui aligne les pics sentinelles européens sur l'échelle équivalente aux consultations utilisée ailleurs. Les données sont actualisées chaque semaine lors de la publication d'ERVISS par l'ECDC, généralement le jeudi.
Questions fréquentes
Quand est la saison du VRS en France ?
Le VRS revient généralement en France à l'automne, progresse en novembre et décembre, atteint son pic entre janvier et février puis reflue au printemps. Santé publique France suit l'activité du VRS dans sa surveillance des infections respiratoires, et les hospitalisations pour bronchiolite font l'objet d'un bulletin hebdomadaire dédié. L'intensité varie d'une année à l'autre selon la structure immunitaire par âge et la co-circulation des virus.
Qui est le plus exposé au VRS en France ?
Les deux groupes les plus à risque de forme sévère sont les nourrissons, en particulier les moins de six mois, les prématurés et les nourrissons présentant une cardiopathie ou une pneumopathie, ainsi que les personnes âgées, notamment celles de 75 ans et plus ou atteintes de maladies respiratoires ou cardiaques chroniques. Chez les adultes par ailleurs en bonne santé et chez les enfants plus grands, le VRS ressemble généralement à un rhume banal et évolue sans complication.
Existe-t-il des vaccins ou traitements par anticorps contre le VRS en France ?
Oui. La France a déployé l'anticorps monoclonal à longue durée d'action nirsevimab pour les nourrissons entrant dans leur première saison de VRS, et la couverture ainsi que l'impact sur les hospitalisations pédiatriques sont suivis par Santé publique France. La vaccination contre le VRS est également recommandée par la Haute Autorité de Santé pour les femmes enceintes et pour certains groupes à risque d'adultes plus âgés, avec une extension progressive des programmes.
Comment la surveillance du VRS est-elle organisée en France ?
Santé publique France combine plusieurs sources : la virologie sentinelle via le Réseau Sentinelles et GROG, les passages aux urgences pour bronchiolite dans OSCOUR, les consultations SOS Médecins et les données d'hospitalisation SIVIC. La bronchiolite pédiatrique fait l'objet d'un bulletin hebdomadaire propre en raison de son fort impact saisonnier. Les résultats alimentent aussi le tableau de bord ECDC ERVISS pour la comparaison européenne.
En quoi le VRS diffère-t-il de la grippe ?
Le VRS et la grippe provoquent tous deux des infections respiratoires et co-circulent pendant l'hiver français, mais leurs profils de risque diffèrent. Le VRS est la première cause de bronchiolite chez le nourrisson, tandis que la grippe touche toutes les classes d'âge et est particulièrement sévère chez les personnes âgées et les personnes atteintes de maladies chroniques. Les symptômes se recoupent, et une distinction fiable passe habituellement par un test de laboratoire dans les réseaux sentinelles ou hospitaliers.
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