Maladies respiratoires en France
Les trois principaux virus respiratoires en parallèle — grippe, COVID-19 et VRS — d'après les données ECDC ERVISS.
Situation actuelle : Influenza
En semaine 13 de 2026, l'activité de la grippe saisonnière en France est faible. La tendance — issue de la surveillance clinique — est en hausse. Une légère tendance à la hausse se dessine ces dernières semaines.
Le classement repose sur les rapports hebdomadaires ECDC ERVISS, alimentés par le réseau sentinelle de médecins généralistes de Santé publique France et les taux de positivité des laboratoires. Sur le plan saisonnier, les vagues d'infection en France atteignent généralement leur pic entre janvier et mars ; l'activité est habituellement bien plus faible pendant les mois d'été. L'intensité d'une saison donnée dépend notamment du variant viral en circulation et de l'état immunitaire de la population.
Situation actuelle : COVID-19
En semaine 13 de 2026, l'activité de la COVID-19 en France est faible. La tendance — issue de la surveillance clinique — est en hausse. Une nette progression s'est dessinée au cours des dernières semaines.
Le classement repose sur les rapports hebdomadaires ECDC ERVISS, alimentés par les données COVID-19 du réseau sentinelle de Santé publique France et les indicateurs de positivité en laboratoire. Sur le plan saisonnier, les vagues d'infection en France atteignent généralement leur pic en hiver, avec des vagues estivales occasionnelles liées à l'apparition de nouveaux variants ; l'activité est habituellement bien plus faible à la fin du printemps, entre les vagues. L'intensité d'une saison donnée dépend notamment du variant viral en circulation et de l'état immunitaire de la population.
Situation actuelle : RSV
En semaine 13 de 2026, l'activité de le virus respiratoire syncytial (VRS) en France est faible. La tendance — issue de la surveillance clinique — est en hausse. Sur quatre semaines, un recul marqué est observé.
Le classement repose sur les rapports hebdomadaires ECDC ERVISS, alimentés par les données de surveillance du VRS du réseau sentinelle de Santé publique France et les indicateurs de positivité en laboratoire. Sur le plan saisonnier, les vagues d'infection en France atteignent généralement leur pic entre décembre et février ; l'activité est habituellement bien plus faible au printemps et en été. L'intensité d'une saison donnée dépend notamment du variant viral en circulation et de l'état immunitaire de la population.
Sources de données et méthodologie
Le tableau actuel pour la France repose sur le European Respiratory Virus Surveillance Summary (ERVISS), publié chaque semaine par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Santé publique France est l'autorité nationale de santé publique qui alimente ERVISS en données sentinelles de médecine générale et de virologie.
ECDC ERVISS
ERVISS est la synthèse européenne hebdomadaire de l'ECDC pour la surveillance de la grippe, du SARS-CoV-2 et du VRS. Les autorités nationales — en France, Santé publique France — transmettent chaque semaine des indicateurs harmonisés, publiés le jeudi dans un jeu de données standardisé. Utiliser ERVISS plutôt que chaque portail national garantit la comparabilité entre pays.
Taux de consultation IRA / syndrome grippal et positivité
Santé publique France s'appuie sur un réseau sentinelle de médecins généralistes qui déclarent chaque semaine les taux de consultation pour syndrome grippal (ILI) ou infection respiratoire aiguë (IRA). Une partie des patients est prélevée et analysée par des laboratoires de référence, ce qui produit des taux de positivité par pathogène pour la grippe, le SARS-CoV-2 et le VRS.
Pourquoi cette source
La combinaison de l'incidence des consultations et de la positivité virologique fournit un signal hebdomadaire d'incidence spécifique au pathogène (ILI × positivité / 100). C'est la méthode européenne standard, plus robuste qu'un seul indicateur pris isolément : les taux de consultation traduisent la charge de morbidité, la positivité confirme quel pathogène la génère.
Classification qualitative
Les catégories « faible », « modérée » et « élevée » reposent sur des valeurs de référence saisonnières et des seuils épidémiologiques calibrés pour correspondre à nos classifications des autres pays. Le produit ILI × positivité / 100 est mis à l'échelle via un diviseur de 3, ce qui aligne les pics sentinelles européens sur l'échelle équivalente aux consultations utilisée ailleurs. Les données sont actualisées chaque semaine lors de la publication d'ERVISS par l'ECDC, généralement le jeudi.
Questions fréquentes
Comment l'activité globale des infections respiratoires est-elle suivie en France ?
Santé publique France publie chaque semaine un Bulletin infections respiratoires aiguës qui résume la situation pour la grippe, la COVID-19, le VRS et d'autres pathogènes. Le tableau s'appuie sur SOS Médecins, OSCOUR, SIVIC, la virologie sentinelle via le Réseau Sentinelles et GROG, et l'analyse des variants par le Centre national de référence. La France alimente également la plateforme ECDC ERVISS. Sur infectrisk.com, nous condensons cela en une classification qualitative faible / modérée / élevée.
La France a-t-elle connu une « tripledémie » ?
« Tripledémie » est un terme médiatique désignant la co-circulation hivernale simultanée de la grippe, de la COVID-19 et du VRS, largement discuté lors de la saison 2022-2023. La France a effectivement connu cet hiver-là une co-circulation claire des trois pathogènes, avec une pression importante sur les services pédiatriques liée à la bronchiolite et sur la réanimation adulte. La co-circulation s'est poursuivie chaque hiver depuis, avec des intensités relatives variables d'un pathogène à l'autre.
Pourquoi les infections respiratoires atteignent-elles leur pic l'hiver en France ?
Les mécanismes sont communs aux régions tempérées. De nombreux virus respiratoires restent stables plus longtemps dans un air intérieur froid et sec, et le chauffage des bâtiments réduit l'humidité d'une manière qui affaiblit les défenses des voies aériennes. Les populations se mélangent davantage en intérieur en hiver, les écoles amplifient la transmission chez les enfants et les rassemblements de fin d'année accélèrent la diffusion. L'immunité aux souches saisonnières est aussi généralement à son plus bas juste au moment où l'exposition augmente.
Qu'est-ce que la « dette immunitaire » ?
La « dette immunitaire » désigne le constat qu'après une période prolongée de faible circulation d'un pathogène — par exemple pendant les mesures non pharmaceutiques strictes de 2020 et 2021 — l'immunité au niveau de la population diminue et les vagues suivantes peuvent être plus marquées. Les saisons françaises de bronchiolite pédiatrique de 2021 et 2022 ont été inhabituellement sévères, en cohérence avec cet effet. Il s'agit d'un phénomène de rattrapage temporaire, pas d'un changement durable du système immunitaire.
Comment Santé publique France décide-t-elle que l'activité est « élevée » ?
Santé publique France utilise des seuils issus des données historiques de surveillance. Les indicateurs actuels — consultations sentinelles, passages OSCOUR, admissions SIVIC, taux de positivité — sont comparés à des références issues de semaines hors épidémie et à des points de référence de saisons sévères. Lorsque plusieurs indicateurs franchissent simultanément des bandes élevées, le bulletin hebdomadaire signale l'activité comme élevée, et la contribution française à ERVISS utilise le même cadre pour la comparaison entre pays.
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